Archives pour la catégorie réflexion

La Forêt

La forêt est un de nos patrimoines collectif le plus précieux.

Les ancètres d’homo sapiens vivaient dans la forêt. Des civilisations entières se sont développées grâce aux ressources forestières. Quand la forêt est surexploitée elle ne se regénère pas ou trop peu, et cela conduit à des catastrophes; les exemples sont nombreux : île de Paques ou la déforestation a sans doute joué un rôle dans l’effondrement de la société, le Liban où il ne reste presque plus rien des forêts de Cèdres, plus proche de nous en Indonésie, en Thaïlande ou en Malaisie, en Chine, en Amazonie ou en Afrique où le désert progresse, ou encore en Roumanie où 3 hectares de forêt disparaissent chaque heure ! La cupidité et la corruption conduisent à des situations irréversibles. Mais le plus souvent la déforestation est aussi la conséquence de la poussée démographique et de la recherche de terres cultivables. Seule une prise de conscience pourra enrayer ce fléau avant qu’il ne soit trop tard.

L’écureuil et le blaireau

ecureuilMaître écureuil sur son arbre troué accumulait ses noisettes

Maître blaireau passant par là, trouva ça un peu bête

Il lui proposa de les placer avec, dit-il, un bon taux d’intérêt!

L’écureuil était pensif, imagina sa fortune, peut-être un peu naïf…

Il se trouva fort dépourvu lorsque la crise fut venue

Pour les banquiers blaireaux c’est un peu trop facile

Les pertes sont mutualisées, il n’ont pas à se faire de bile…

La morale de cette histoire de crise bancaire, c’est qu’il n’y en a pas (de morale).

Quand tout va bien les banquiers accumulent les profits

Et quand c’est la crise les contribuables n’ont plus qu’à payer

Toutes les noisettes sont bouffées, plus que les yeux pour pleurer

(et c’est vraiment très triste un écureuil qui pleure…)

Shit

L’utilisation d’un mot dans une langue est très significative de l’état d’esprit des locuteurs de cette langue.

Prenons l’exemple du mot « shit » (« merde » en anglais), c’est un mot qui peut indiquer la contrariété (« oh shit ! »), l’incrédulité ou la surprise (« no shit » : « sans blague »), le dégoût (« a piece of shit« : « une merde »), la lâcheté (« chickenshit« , « crotte de poulet »), la peur (« shit one’s pant » : « faire dans son froc »), l’hystérie (« apeshit » : littéralement « merde de singe »), le désintérêt (« I don’t give a shit » : « je m’en fout »), les ennuis (« to be in deep shit« : « être dans la merde »), bref tout ce qu’on n’aime pas (« looks like shit, tastes like shit » : « ca ressemble à de la merde, ça a un goût de merde »), ou ce qu’on apprécie tout particulièrement (du « shit » : de la drogue). Le mot se retrouve dans l’adjectif « shitfaced » (« ivre mort »). Ce qui est surprenant, c’est que la racine du mot shit est la même ce celle du mot science, dans le sens « séparation entre deux choses », du latin « scire », acte de couper, de diviser, et donc de distinguer entre différentes choses…

(Source :d’après The Origin of Feces. What Excrements Tells Us About Evolution, David Waltner-Toews)

Shine On You

Je viens de réaliser 40 ans après la sortie de l’album mythique Wish You Were Here des Pink Floyd pourquoi le titre Shine On You Crazy Diamond qui ouvre et clôture l’album m’avait fait un tel effet lors de son écoute à l’époque (et encore maintenant!).

Je sentais qu’il avait quelque chose de spécial, et grâce à un documentaire diffusé sur Arte j’ai enfin compris qu’il ne s’agissait pas d’un quelconque “diamant fou”, mais d’une allusion à l’absence du génial co-fondateur du groupe Syd Barrett, égaré dans le LSD, dont le prénom apparait en filigrane dans le titre Shine on You crazy Diamond.

Merci Arte !…

Futurologie

En 2025, les encyclopédies en ligne auront sans doute dépassé les 10 millions d’articles et la masse de connaissance structurée continuera d’augmenter, la recherche d’information et le tri par pertinence aura progressé.

Par contre on peut essayer d’imaginer des améliorations qualitatives:
* les erreurs de syntaxe ou de cohérence seront corrigées automatiquement
* des outils de reconnaissance d’image suggéreront automatiquement au rédacteur ou au lecteur des illustrations adaptées à un article (ne pas oublier qu’une bonne illustration apporte autant d’information qu’un gros pavé de texte)
* des outils permettront de vérifier la pertinence des  »sources », en analysant sémantiquement leur contenu, suivant des critères paramétrables (permettant de rejeter les liens sans rapport avec le sujet par exemple)
* les images en 3D seront généralisées, et proposeront des animations interactives, des objets modélisés dans l’espace, manipulables sur écran tactile en relief raccordés à des imprimantes 3D (on peut rêver un peu…)

Cependant vers 2035, la fin du pétrole et le manque d’électricité conduira à l’arrêt du dernier serveur internet…
Mais les 500 Pétaoctets de données des encyclopédies tiendront sans problème sur une micropuce de 1 mm accessible par tous les humains connectés, et consultable/modifiable sur leur smartphone à énergie solaire… (sans aucune garantie). D’autres idées?

L’attente

Personne n’aime attendre (sauf des êtres exceptionnels, comme les sages ou les moines, et encore, c’est pas sur…)

L’attente forcée est considérée par nos contemporains comme insupportable, surtout quand elle est d’une durée indéterminée. C’est normal à notre époque où tout va plus vite, où on est habitué à avoir la réponse à un message dans l’heure, à un texto dans la minute, à une commande en ligne dans les trois jours, à un prêt dans les 48 heures.

Mais en fait tout dépend de l’état d’esprit où on est mentalement, par exemple dans une file d’attente à une caisse de magasin ou à un péage sur autoroute: il suffit de ne pas regarder la file d’à côté (qui va forcément plus vite), de penser à autre chose (d’agréable) ou d’observer les gens, pour que le temps (notion éminemment subjective) paraisse moins long. Essayez, vous verrez, ca marche!

Les grandes (et petites) découvertes et le hasard

Les découvertes (grandes et petites) doivent souvent beaucoup au hasard, c’est ce qu’on appelle la sérendipité. Elles doivent aussi beaucoup à l’intuition d’un esprit curieux.

Exemples célèbres: Christophe Colomb a découvert un nouveau monde par hasard, en recherchant une autre route vers l’Asie.

Alfred Wegener, qui a eu l’intuition de la tectonique des plaques, n’était pas géologue, mais météorologue et astronome.

John Dalton, fondateur de la théorie atomique, n’était pas chimiste mais autodidacte.

Louis Pasteur n’était ni biologiste ni médecin, mais il a créé la microbiologie.

Thomas Edison, inventeur de la lampe à incandescence, était autodidacte.

Graham Bell, un des inventeurs du téléphone, était professeur de diction.

Louis Daguerre, inventeur de la photographie, était peintre.

Alexander Fleming, biologiste, a découvert la Pénicilline par hasard.

La superglue a été découverte par hasard par un chercheur, Fred Joyner, qui cherchait des résines pour l’aéronautique.

L’américain Percy Spencer a découvert par hasard que les micro-ondes pouvaient chauffer des aliments

et Céline Dion a découvert le chant à l’âge de 5 ans, mais c’est une autre histoire…

Murs

L’histoire des civilisations est marquée par la construction de murs, qui se sont toujours révélés finalement illusoires et inutiles:
– à l’époque romaine le Mur d’Hadrien et le Mur d’Antonin en Ecosse n’ont pas suffi à protéger les romains des barbares
– la grand muraille de Chine n’a pas empêchée les invasions
– les murailles de Constantinople ont fini par céder devant l’armée turque.

Pendant la guerre de 1939-45, la ligne Maginot, la ligne de démarcation et le mur de l’Atlantique se sont révélés perméables ou contournables, et ont fini par tomber.

Encore plus près de nous, le mur de Berlin a fini par s’effondrer en 1989.

Il en existe encore de nos jours, qui finiront eux-aussi par s’ouvrir à plus ou moins longue échéance :
-le mur entre la Corée du Sud et la Corée du Nord
-la ligne verte séparant Chypre en deux
-la barrière entre les Etats-Unis et le Mexique pour essayer de contrôler l’immigration
-la barrière entre Israël et les territoires palestiniens, qui comme les autres murs, ne résout rien sur le fond.

mur

On retrouve des murs, virtuels ceux-là, dans le monde d’internet: le Grand Firewall de Chine essaye de contrôler l’activité des internautes chinois, en bloquant certaines adresses et certains sites; il s’écroulera sans doute un jour, comme les autres, mais quand?…