Archives pour la catégorie réflexion

Nuage toxique

Imaginons qu’on nous dise que la France va être survolée  par un nuage toxique, contenant un gaz mortel, provoquant de l’asthme et des cancers, et que 900 personnes vont mourir…

On se dirait que c’est affreux, qu’il faut absolument éviter cela.

Et pourtant c’est exactement ce qui se passe avec les nuages de pollution au-dessus des villes, les jours où il n’y a pas assez de vent.

Et tout le monde s’en fout, les dispositifs de circulation alternée sont d’une efficacité non mesurable, rien ne change, et le lendemain des alertes on oublie tout, en comptant sur le vent pour évacuer la pollution…

Publicités

La Forêt

La forêt est un de nos patrimoines collectif le plus précieux.

Les ancètres d’homo sapiens vivaient dans la forêt. Des civilisations entières se sont développées grâce aux ressources forestières. Quand la forêt est surexploitée elle ne se regénère pas ou trop peu, et cela conduit à des catastrophes; les exemples sont nombreux : île de Paques ou la déforestation a sans doute joué un rôle dans l’effondrement de la société, le Liban où il ne reste presque plus rien des forêts de Cèdres, plus proche de nous en Indonésie, en Thaïlande ou en Malaisie, en Chine, en Amazonie ou en Afrique où le désert progresse, ou encore en Roumanie où 3 hectares de forêt disparaissent chaque heure ! La cupidité et la corruption conduisent à des situations irréversibles. Mais le plus souvent la déforestation est aussi la conséquence de la poussée démographique et de la recherche de terres cultivables. Seule une prise de conscience pourra enrayer ce fléau avant qu’il ne soit trop tard.

L’écureuil et le blaireau

ecureuilMaître écureuil sur son arbre troué accumulait ses noisettes

Maître blaireau passant par là, trouva ça un peu bête

Il lui proposa de les placer avec, dit-il, un bon taux d’intérêt!

L’écureuil était pensif, imagina sa fortune, peut-être un peu naïf…

Il se trouva fort dépourvu lorsque la crise fut venue

Pour les banquiers blaireaux c’est un peu trop facile

Les pertes sont mutualisées, il n’ont pas à se faire de bile…

La morale de cette histoire de crise bancaire, c’est qu’il n’y en a pas (de morale).

Quand tout va bien les banquiers accumulent les profits

Et quand c’est la crise les contribuables n’ont plus qu’à payer

Toutes les noisettes sont bouffées, plus que les yeux pour pleurer

(et c’est vraiment très triste un écureuil qui pleure…)

Shit

L’utilisation d’un mot dans une langue est très significative de l’état d’esprit des locuteurs de cette langue.

Prenons l’exemple du mot « shit » (« merde » en anglais), c’est un mot qui peut indiquer la contrariété (« oh shit ! »), l’incrédulité ou la surprise (« no shit » : « sans blague »), le dégoût (« a piece of shit« : « une merde »), la lâcheté (« chickenshit« , « crotte de poulet »), la peur (« shit one’s pant » : « faire dans son froc »), l’hystérie (« apeshit » : littéralement « merde de singe »), le désintérêt (« I don’t give a shit » : « je m’en fout »), les ennuis (« to be in deep shit« : « être dans la merde »), bref tout ce qu’on n’aime pas (« looks like shit, tastes like shit » : « ca ressemble à de la merde, ça a un goût de merde »), ou ce qu’on apprécie tout particulièrement (du « shit » : de la drogue). Le mot se retrouve dans l’adjectif « shitfaced » (« ivre mort »). Ce qui est surprenant, c’est que la racine du mot shit est la même ce celle du mot science, dans le sens « séparation entre deux choses », du latin « scire », acte de couper, de diviser, et donc de distinguer entre différentes choses…

(Source :d’après The Origin of Feces. What Excrements Tells Us About Evolution, David Waltner-Toews)

Shine On You

Je viens de réaliser 40 ans après la sortie de l’album mythique Wish You Were Here des Pink Floyd pourquoi le titre Shine On You Crazy Diamond qui ouvre et clôture l’album m’avait fait un tel effet lors de son écoute à l’époque (et encore maintenant!).

Je sentais qu’il avait quelque chose de spécial, et grâce à un documentaire diffusé sur Arte j’ai enfin compris qu’il ne s’agissait pas d’un quelconque “diamant fou”, mais d’une allusion à l’absence du génial co-fondateur du groupe Syd Barrett, égaré dans le LSD, dont le prénom apparait en filigrane dans le titre Shine on You crazy Diamond.

Merci Arte !…

Futurologie

En 2025, les encyclopédies en ligne auront sans doute dépassé les 10 millions d’articles et la masse de connaissance structurée continuera d’augmenter, la recherche d’information et le tri par pertinence aura progressé.

Par contre on peut essayer d’imaginer des améliorations qualitatives:
* les erreurs de syntaxe ou de cohérence seront corrigées automatiquement
* des outils de reconnaissance d’image suggéreront automatiquement au rédacteur ou au lecteur des illustrations adaptées à un article (ne pas oublier qu’une bonne illustration apporte autant d’information qu’un gros pavé de texte)
* des outils permettront de vérifier la pertinence des  »sources », en analysant sémantiquement leur contenu, suivant des critères paramétrables (permettant de rejeter les liens sans rapport avec le sujet par exemple)
* les images en 3D seront généralisées, et proposeront des animations interactives, des objets modélisés dans l’espace, manipulables sur écran tactile en relief raccordés à des imprimantes 3D (on peut rêver un peu…)

Cependant vers 2035, la fin du pétrole et le manque d’électricité conduira à l’arrêt du dernier serveur internet…
Mais les 500 Pétaoctets de données des encyclopédies tiendront sans problème sur une micropuce de 1 mm accessible par tous les humains connectés, et consultable/modifiable sur leur smartphone à énergie solaire… (sans aucune garantie). D’autres idées?

L’attente

Personne n’aime attendre (sauf des êtres exceptionnels, comme les sages ou les moines, et encore, c’est pas sur…)

L’attente forcée est considérée par nos contemporains comme insupportable, surtout quand elle est d’une durée indéterminée. C’est normal à notre époque où tout va plus vite, où on est habitué à avoir la réponse à un message dans l’heure, à un texto dans la minute, à une commande en ligne dans les trois jours, à un prêt dans les 48 heures.

Mais en fait tout dépend de l’état d’esprit où on est mentalement, par exemple dans une file d’attente à une caisse de magasin ou à un péage sur autoroute: il suffit de ne pas regarder la file d’à côté (qui va forcément plus vite), de penser à autre chose (d’agréable) ou d’observer les gens, pour que le temps (notion éminemment subjective) paraisse moins long. Essayez, vous verrez, ca marche!

Les grandes (et petites) découvertes et le hasard

Les découvertes (grandes et petites) doivent souvent beaucoup au hasard, c’est ce qu’on appelle la sérendipité. Elles doivent aussi beaucoup à l’intuition d’un esprit curieux.

Exemples célèbres: Christophe Colomb a découvert un nouveau monde par hasard, en recherchant une autre route vers l’Asie.

Alfred Wegener, qui a eu l’intuition de la tectonique des plaques, n’était pas géologue, mais météorologue et astronome.

John Dalton, fondateur de la théorie atomique, n’était pas chimiste mais autodidacte.

Louis Pasteur n’était ni biologiste ni médecin, mais il a créé la microbiologie.

Thomas Edison, inventeur de la lampe à incandescence, était autodidacte.

Graham Bell, un des inventeurs du téléphone, était professeur de diction.

Louis Daguerre, inventeur de la photographie, était peintre.

Alexander Fleming, biologiste, a découvert la Pénicilline par hasard.

La superglue a été découverte par hasard par un chercheur, Fred Joyner, qui cherchait des résines pour l’aéronautique.

L’américain Percy Spencer a découvert par hasard que les micro-ondes pouvaient chauffer des aliments

et Céline Dion a découvert le chant à l’âge de 5 ans, mais c’est une autre histoire…