Archives mensuelles : décembre 2016

Se sentir observé modifie le comportement

Une étude de biologistes et psychologues britanniques publiée en 2006 montre l’effet produit par le sentiment de se savoir observé: une semaine sur deux ils mettaient une image « neutre » (un bouquet de fleurs) au dessus d’une boîte de collecte pour le paiement d’une boisson chaude, chacun mettant ce qu’il veut, et l’autre semaine ils mettaient l’image d’une paire d’yeux. Le résultat est qu’il y a eu trois fois plus d’argent les semaines avec la paire d’yeux que la semaine avec bouquet de fleurs. Etonnant, non?

Le simple fait de savoir qu’il y a une caméra de surveillance modifie le comportement de ceux qui se sentent observés. Par contre peu d’entre nous ont conscience que leurs habitudes de navigation sur Internet sont décortiquées, mémorisées, et utilisées – entre-autres – pour optimiser les publicités qui s’incrustent sur l’écran.

Nighthawks

Un homme marche dans la ville.

C’est le crépuscule, l’heure où la lumière se dérobe. L’homme est seul, et un peu triste.

De grands immeubles bordent la rue, l’ambiance est calme, aucune âme qui vive.

Au bout de la rue, une lueur éclaire le trottoir et partiellement la façade qui lui fait face.

L’homme s’approche, et voit à travers la baie vitrée l’intérieur d’un bar. Un serveur désabusé essuie des verres machinalement. Un couple, côte à côte, regarde ensemble dans la même direction, dans le vague, sans rien à se dire.

nighthawks_by_edward_hopper_1942

J’aime beaucoup ce tableau, « Nighthawks » , peint par Edward Hopper en 1942, pour tout ce qu’il évoque et tout ce qu’on peut imaginer à son propos.

L’écureuil et le blaireau

ecureuilMaître écureuil sur son arbre troué accumulait ses noisettes

Maître blaireau passant par là, trouva ça un peu bête

Il lui proposa de les placer avec, dit-il, un bon taux d’intérêt!

L’écureuil était pensif, imagina sa fortune, peut-être un peu naïf…

Il se trouva fort dépourvu lorsque la crise fut venue

Pour les banquiers blaireaux c’est un peu trop facile

Les pertes sont mutualisées, il n’ont pas à se faire de bile…

La morale de cette histoire de crise bancaire, c’est qu’il n’y en a pas (de morale).

Quand tout va bien les banquiers accumulent les profits

Et quand c’est la crise les contribuables n’ont plus qu’à payer

Toutes les noisettes sont bouffées, plus que les yeux pour pleurer

(et c’est vraiment très triste un écureuil qui pleure…)